Mardi, 14h, les volets fermés en plein après-midi et la maison silencieuse comme si elle retenait son souffle. Cette semaine, la maison a tourné au ralenti : les activités se sont regroupées aux heures fraîches, et j’ai renoncé — sans culpabilité, pour une fois — à la moitié de ma liste de tâches. C’est une chose que j’apprends encore, année après année : l’été n’est pas une saison où l’on fait moins parce qu’on est fatiguée. C’est une saison qui nous montre, très concrètement, ce qui peut vraiment attendre.
J’ai remarqué que ce qui me pèse le plus en cette saison, ce ne sont pas les objets qui traînent sur les étagères, mais tout ce qui réclame une énergie que je n’ai pas : le repas élaboré, la routine du soir qu’on rallonge par habitude, la to-do qu’on recopie d’un jour sur l’autre. Alors cette semaine, plutôt que de ranger, j’ai simplifié. Et ça a suffi.
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